Quand on cherche « Renoir déjeuner sur l'herbe », on tombe presque toujours sur le mauvais tableau. L'œuvre la plus célèbre portant ce titre est signée Édouard Manet, pas Pierre-Auguste Renoir. Mais Renoir a bien peint une scène de pique-nique sur l'herbe, vers 1893, conservée aujourd'hui à la Barnes Foundation en Pennsylvanie. Pour démêler tout ça, voici ce que vous devez savoir.
Renoir Déjeuner sur l’herbe : identifier la bonne œuvre
Démêler la confusion : Renoir vs "Déjeuner sur l'herbe"

La confusion est quasi systématique, et elle n'est pas vraiment de votre faute. Le mot « Renoir » dans la requête active deux pistes en même temps : d'un côté Pierre-Auguste Renoir, le peintre impressionniste, et de l'autre Jean Renoir, son fils, réalisateur du film « Le Déjeuner sur l'herbe » sorti en 1959. Ce film tire justement son titre du tableau de Manet, ce qui crée une boucle : en cherchant « Renoir déjeuner sur l'herbe », on peut tomber sur le peintre, sur le film, ou sur Manet, selon l'algorithme du moteur de recherche.
Le tableau « Le Déjeuner sur l'herbe » le plus connu dans le monde est celui d'Édouard Manet, terminé en 1863 et présenté la même année au Salon des Refusés sous le titre provisoire « Le Bain » (le jury du Salon officiel l'avait refusé). Ce n'est pas un Renoir. Pierre-Auguste Renoir a quant à lui peint une toile intitulée « Picnic (Le Déjeuner sur l'herbe) », datée d'environ 1893, mais elle est beaucoup moins connue et rarement évoquée dans les manuels. Il faut donc commencer par se demander : quelle œuvre cherchez-vous vraiment ?
Identifier l'œuvre et les variantes possibles
La bonne nouvelle, c'est qu'il existe une façon simple de cartographier le sujet. Plusieurs peintres majeurs ont traité ce thème du déjeuner en plein air, chacun avec sa propre approche. Voici les œuvres les plus souvent confondues sous cette étiquette.
| Artiste | Titre exact | Date | Localisation actuelle |
|---|---|---|---|
| Édouard Manet | Le Déjeuner sur l'herbe | 1863 | Musée d'Orsay, Paris |
| Claude Monet | Le Déjeuner sur l'herbe (fragments) | 1865–1866 | Musée d'Orsay, Paris |
| Paul Cézanne | Le Déjeuner sur l'herbe | 1876–1877 | Musée de l'Orangerie / collections privées |
| Pierre-Auguste Renoir | Picnic / Le Déjeuner sur l'herbe | circa 1893 | Barnes Foundation, Philadelphie (USA) |
Si vous cherchez une œuvre visible en France, c'est le Manet ou le Monet qu'il faut viser, tous deux au musée d'Orsay à Paris. Le Renoir à proprement parler n'est pas en France : la toile « Picnic (Le Déjeuner sur l'herbe) » (huile sur toile, 54 × 65,3 cm, inventaire BF567) est accrochée à la Barnes Foundation de Philadelphie. Pour vérifier l'identification d'une œuvre française, l'outil de référence est la base Joconde du ministère de la Culture : la notice M5060000061, par exemple, documente le fragment Monet avec sa provenance et la dation de 1987 qui l'a affecté au musée d'Orsay.
Ce que l'herbe raconte : description visuelle et traitement de la pelouse

Ce qui est fascinant, c'est que l'herbe n'est jamais un simple fond décoratif chez ces peintres. Regardez attentivement le Manet de 1863 : la pelouse derrière les personnages est traitée en aplats sombres, presque schématiques, ce qui crée un contraste brutal avec les figures au premier plan dont une femme nue. Ce choix volontaire du « non-fini » végétal choque les académiciens de l'époque autant que la nudité elle-même. L'herbe y est un fond théâtral, pas un paysage au sens classique.
Chez Renoir, dans sa version de 1893, le traitement est radicalement différent. L'herbe bénéficie de ces effets de lumière tamisée caractéristiques de sa touche tardive : des taches de soleil filtrées par le feuillage, des zones d'ombre bleutée, une surface vibrante qui donne l'impression que la pelouse respire. C'est ce qu'on appelle le « dappled light » dans les analyses anglophones, cette lumière pointillée qui traverse un couvert végétal et se pose sur l'herbe comme une succession de petites touches. Renoir y est particulièrement à l'aise, ayant passé des années à observer et peindre les jardins, les guinguettes et les bords de Marne.
Les fragments du Monet conservés à Orsay racontent encore autre chose. Le grand tableau original mesurait environ 4,5 mètres de large : Monet l'a lui-même découpé après des dégâts d'humidité dans son atelier, et seuls deux fragments ont survécu. Sur ces vestiges, la pelouse est traitée avec une densité verdoyante, presque architecturale, qui montre comment Monet construisait l'espace extérieur autour de la lumière et du volume. Voir ces fragments, c'est reconstituer mentalement la scène manquante, une expérience troublante pour qui aime l'iconographie de l'herbe dans la peinture française.
Contexte impressionniste et iconographie de l'herbe
Pourquoi autant de peintres de la seconde moitié du XIXe siècle se sont-ils emparés de ce motif ? Le « déjeuner sur l'herbe » n'est pas seulement un sujet pittoresque : c'est une déclaration de modernité. Avant Manet, la nature dans la peinture d'histoire servait de cadre allégorique ou de décor sublimé. Avec Manet en 1863, l'herbe devient un sol banal, contemporain, presque bourgeois. On pique-nique dans les bois de Boulogne comme on se promène au café, et le peintre n'idéalise rien.
Renoir s'inscrit dans cette lignée tout en y apportant sa sensualité propre. Dans ses nombreuses scènes de plein air (pensez au « Moulin de la Galette » ou aux « Canotiers »), l'herbe et la verdure sont des surfaces vivantes, traversées par la lumière comme par une émotion. Il n'y a pas de distance ironique comme chez Manet : Renoir aime le dehors, le corps au soleil, la pelouse sous les pieds. Cette différence de ton explique en partie pourquoi on les confond : ils traitent le même monde, mais avec des regards opposés.
Il est utile ici de mentionner que d'autres déclinaisons du motif existent dans l'histoire de l'art et même dans la culture contemporaine. Le thème du déjeuner sur l'herbe a inspiré des œuvres bien plus tardives, comme la sculpture « Les Trois Femmes noires » associée à une réinterprétation du sujet en 2010, ou encore les évocations musicales et cinématographiques du thème. Si vous cherchez la version de 2010, elle est généralement présentée comme une réinterprétation contemporaine du thème du déjeuner sur l'herbe Les Trois Femmes noires. On retrouve aussi ce motif dans le film « Déjeuner sur l’herbe », qui joue avec l’idée d’un même titre pour des œuvres très différentes évocations musicales et cinématographiques du thème. Le titre « Les Trois Femmes noires » est souvent cité comme une réinterprétation moderne qui s'inscrit dans la continuité du motif. La richesse de ces reprises montre combien l'herbe comme espace de liberté, de rencontre et de représentation du corps reste un motif actif, pas une relique muséale.
Où la voir en France : musées, collections et comment vérifier la bonne version

Si vous êtes en France et que vous voulez voir de vos yeux une œuvre liée à ce sujet, le musée d'Orsay (1 rue de la Légion d'Honneur, Paris 7e) est votre destination principale. Il conserve deux œuvres capitales sur ce thème : le « Déjeuner sur l'herbe » de Manet (1863) et les fragments du grand « Déjeuner sur l'herbe » de Monet. Ces deux pièces se trouvent généralement dans les salles du niveau 5, mais vérifiez toujours la disponibilité en ligne avant de vous déplacer : certaines œuvres sont ponctuellement décrochées pour des expositions temporaires ou des prêts.
Pour vérifier que vous avez la bonne version d'une œuvre, utilisez la base Joconde (collections.louvre.fr ou culture.gouv.fr/joconde). Entrez le nom de l'artiste et le titre, puis croisez l'identifiant de la notice (comme M5060000061 pour le fragment Monet) avec les informations du musée. Cette vérification est particulièrement utile si vous travaillez sur un mémoire ou préparez une visite précise : les notices Joconde indiquent la provenance, la technique, les dimensions et les dates d'acquisition ou de dation.
Le « Déjeuner sur l'herbe » de Renoir, lui, est à la Barnes Foundation de Philadelphie (USA), pas en France. Si vous avez en tête une recherche autour du déjeuner sur l’herbe à Limoges, gardez aussi en tête ces repères pour éviter les confusions entre les œuvres déjeuner sur l herbe limoges. Si vous ne pouvez pas vous y rendre, la fondation propose des ressources numériques et des reproductions de qualité. En France, vous pouvez vous tourner vers des catalogues de vente ou des fac-similés en librairie spécialisée : la Librairie du Musée d'Orsay, par exemple, propose régulièrement des publications sur Renoir et l'impressionnisme en plein air.
Interpréter le motif : sens culturels, modernité et usage du plein air
L'herbe dans ces tableaux n'est jamais neutre. Elle est le signe d'une revendication : celle du plein air comme territoire de la modernité. Au XIXe siècle, l'essor du chemin de fer permet aux Parisiens de gagner les environs de la capitale en quelques heures, et les bords de Seine, les forêts de Fontainebleau et les prés normands deviennent des espaces de loisir inédits pour la classe moyenne. Peindre des gens assis sur l'herbe, c'est peindre cette transformation sociale autant qu'un sujet champêtre.
Chez Renoir, l'herbe porte aussi une dimension sensorielle et presque hédoniste. La pelouse est un lieu de détente, de conversation, de proximité des corps. La lumière qui s'y pose est une métaphore du bonheur ordinaire, de ce plaisir immédiat que Renoir cherche à capter avant qu'il ne disparaisse. On est loin du grand paysage historique : l'herbe devient l'échelle humaine, le sol concret où vivent les gens que Renoir aime peindre.
Cette iconographie de l'herbe a aussi une fonction compositionnelle précise. Dans les tableaux de plein air, la pelouse sert de base chromatique : ses verts, modulés par la lumière et l'ombre, permettent de faire vibrer les couleurs des vêtements et des carnations. Un vert profond sous un arbre fait ressortir le blanc d'une robe ou l'ocre d'un chapeau. C'est une leçon optique que les impressionnistes ont poussée à son extrême, et que vous pouvez observer directement en vous plaçant devant les tableaux à Orsay.
Pistes de visite et lectures pour aller plus loin
Pour prolonger votre exploration du motif de l'herbe dans l'art français, voici quelques pistes concrètes, que vous soyez curieux débutant ou étudiant en histoire de l'art.
- Musée d'Orsay (Paris 7e): incontournable pour le Manet de 1863 et les fragments du Monet. Prévoyez au moins deux heures pour les salles impressionnistes du niveau 5.
- Base Joconde (collections.louvre.fr): utilisez les identifiants d'inventaire pour vérifier la provenance et la localisation exacte de chaque œuvre avant de vous déplacer.
- Catalogue de l'exposition « Manet, inventeur du Moderne » (Orsay, 2011): l'une des meilleures analyses du « Déjeuner sur l'herbe » de Manet disponibles en français.
- Catalogue raisonné de Renoir (éditions Wildenstein): pour retrouver les œuvres de plein air de Renoir avec leurs numéros d'inventaire et leurs localisations actuelles.
- Musée de l'Orangerie (Paris 1er): pour explorer les liens entre Monet, Cézanne et la représentation de la nature en plein air dans un espace intimiste.
- Barnes Foundation (ressources en ligne): pour accéder aux notices numériques du « Picnic » de Renoir (BF567) si vous ne pouvez pas vous rendre à Philadelphie.
Si le sujet vous passionne au-delà de la peinture, sachez que le thème du déjeuner sur l'herbe traverse aussi la littérature, la musique (Claude Nougaro lui a consacré une chanson) et le cinéma (le film de Jean Renoir en 1959 reste une référence). Ces reprises montrent que l'herbe comme espace symbolique de liberté et de rencontre n'a rien perdu de sa force évocatrice. C'est une des raisons pour lesquelles ce motif continue d'intriguer autant les historiens de l'art que les simples promeneurs qui s'arrêtent devant un tableau à Orsay et se demandent : pourquoi cette pelouse me parle-t-elle autant ?
FAQ
Comment vérifier rapidement si je parle bien d’un tableau de Renoir et pas de Manet ou de Monet ?
Cherchez trois repères en parallèle: le nom de l’artiste, le titre en français ou en anglais (par exemple “Picnic” pour la version de Renoir) et la date approximative (Renoir vers 1893). Si vous avez accès à une notice, croisez aussi les dimensions ou le support indiqués, car plusieurs œuvres “déjeuner sur l’herbe” ont des compositions proches mais des formats très différents.
Pourquoi les recherches “Renoir déjeuner sur l’herbe” me ramènent autant vers Jean Renoir ou vers le film ?
Parce que le titre du film de 1959 réemploie l’intitulé connu du tableau de Manet, les moteurs de recherche traitent “déjeuner sur l’herbe” comme un mot-clé culturel plus que comme un intitulé d’œuvre. Pour limiter ça, ajoutez “peinture”, “tableau” ou “Barnes Foundation” à votre requête.
Existe-t-il plusieurs toiles de Renoir sur le même thème, et comment éviter de mélanger les versions ?
Oui, Renoir a produit plusieurs scènes de plein air proches, parfois répertoriées sous des intitulés variables selon les catalogues. La meilleure méthode est de vous fier à la notice (technique, dimensions, inventaire) plutôt qu’au seul motif. Si la source ne donne pas d’inventaire ou de date, traitez-la comme une identification incertaine.
Que dois-je regarder visuellement pour reconnaître “l’herbe” chez Manet versus Renoir ?
Chez Manet, l’herbe est souvent traitée de façon plus schématique, avec des contrastes forts et une impression de surface quasi décorative. Chez Renoir, vous verrez plutôt des effets de lumière qui “cassent” le vert (taches d’ombre bleutée, vibrations de touches), donnant une impression de mouvement respirant à la pelouse.
Je veux voir l’œuvre liée à Renoir en France, est-ce possible ?
Non pour la toile principale “Picnic (Le Déjeuner sur l’herbe)”, elle est conservée à la Barnes Foundation (États-Unis). En France, vous pouvez surtout étudier le sujet via Manet et Monet à Orsay, et utiliser des reproductions ou catalogues pour Renoir. Le plus fiable est de préparer la visite en vérifiant la disponibilité en ligne, car des prêts peuvent modifier l’accrochage.
À Orsay, comment m’assurer que je regarde bien les “fragments” de Monet et pas une autre œuvre de plein air ?
Repérez le contexte d’exposition: Monet est présenté via des morceaux liés à un tableau plus grand, ce qui se voit souvent dans la taille et la manière dont la composition “se coupe”. Vérifiez aussi la présence d’informations d’œuvres associées ou de cartels mentionnant les fragments, puis comparez avec la notice si vous avez un doute sur la référence précise.
Si je prépare un mémoire ou une visite guidée, quel est le meilleur moyen de confirmer la notice exacte ?
Utilisez la base Joconde et associez systématiquement trois champs: artiste, titre, et numéro de notice (ou numéro d’inventaire quand il est indiqué). Ensuite, recoupez avec la technique (huile sur toile, etc.) et les dimensions, car des fiches secondaires peuvent reprendre des intitulés génériques sans être totalement concordantes.
Que faire si je tombe sur une “déjeuner sur l’herbe” à Limoges (ou ailleurs) et que je ne sais pas si c’est l’art ou une réplique ?
Traitez toute localisation locale avec prudence: certaines œuvres peuvent être des copies, des réinterprétations, ou des œuvres décoratives inspirées du motif. Vérifiez l’auteur réel, la date de création, et la nature exacte de l’objet (tableau, sculpture, maquette, affiche). Sans notice descriptive, évitez de conclure qu’il s’agit forcément d’une œuvre originale de Manet, Monet ou Renoir.
Le film de Jean Renoir me donne-t-il des indices pour identifier une œuvre picturale ?
Oui, mais indirectement. Il peut vous aider à comprendre pourquoi le titre “déjeuner sur l’herbe” est devenu une expression culturelle, ce qui alimente les confusions. Pour identifier une peinture, revenez toujours aux données matérielles (auteur, date, support, dimensions), car le film ne “décrit” pas précisément une seule toile unique.
Quelles erreurs d’interprétation sont les plus fréquentes quand on étudie le “motif de l’herbe” dans ces œuvres ?
L’erreur la plus courante est de lire l’herbe comme un simple décor. Dans ces tableaux, elle sert souvent de fonction compositionnelle (base chromatique, modulation des verts) et de signe de modernité (plein air, proximité des corps). Une autre erreur est de se contenter de l’iconographie sans regarder la technique (coups de pinceau, densité, rôle de la lumière).
Citations
Le terme « Le Déjeuner sur l’herbe » renvoie quasi automatiquement à l’œuvre la plus célèbre du sujet : Édouard Manet, « Le Déjeuner sur l’herbe », huile sur toile terminée en 1863 (souvent appelée « Picnic » en anglais).
https://www.britannica.com/topic/Le-Dejeuner-sur-l-Herbe
« Le Déjeuner sur l’herbe » de Manet a été présenté au Salon des Refusés en 1863 sous le titre « Le Bain », après rejet par le jury du Salon 1863.
https://www.musee-orsay.fr/en/artworks/le-dejeuner-sur-lherbe-904
On rencontre aussi fréquemment « Le Déjeuner sur l’herbe » associé à d’autres artistes (et donc à d’autres versions) : par exemple Paul Cézanne (« Le Déjeuner sur l’herbe », 1876–1877) et Claude Monet (« Le Déjeuner sur l’herbe »).
https://en.wikipedia.org/wiki/Le_D%C3%A9jeuner_sur_l%27herbe
Dans les résultats de recherche, la confusion « Manet vs Renoir » est amplifiée par l’existence de multiples homonymies et par l’association culturelle très forte du motif « déjeuner + plein air + herbe » à la référence manetienne (et à ses imitations/variantes).
https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_D%C3%A9jeuner_sur_l%27herbe
En base Joconde (Joconde/Ministère de la Culture), l’identifiant « M5060000061 » correspond à « Le déjeuner sur l’herbe » et sa notice documente notamment une provenance liée à Claude Monet (puis affectation à Orsay).
https://pop.culture.gouv.fr/notice/joconde/M5060000061
Le Musée d’Orsay conserve « Le Déjeuner sur l’herbe » de Claude Monet sous forme de fragments (le site indique que ces fragments constituent les seuls vestiges du « monumental Déjeuner sur l’herbe »).
https://www.musee-orsay.fr/fr/oeuvres/le-dejeuner-sur-lherbe-25651
Une œuvre de Renoir fortement associée à l’idée de « déjeuner sur l’herbe » est « Picnic (Le Déjeuner sur l’herbe) », datée « circa 1893 » et conservée à la Barnes Foundation (appelée aussi « Luncheon on the Grass »).
https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Pierre-Auguste_Renoir_-_Picnic_(Le_D%C3%A9jeuner_sur_l%27herbe)_-_BF567_-_Barnes_Foundation.jpg
Pour « Picnic (Le Déjeuner sur l’herbe) » de Renoir, la fiche indique des dimensions de 54 × 65,3 cm (huile sur toile) et l’accroissement/numéro d’inventaire « BF567 » à la Barnes Foundation.
https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Pierre-Auguste_Renoir_-_Picnic_(Le_D%C3%A9jeuner_sur_l%27herbe)_-_BF567_-_Barnes_Foundation.jpg
Sur l’œuvre manetienne « Le Déjeuner sur l’herbe » (1863), le contraste entre les figures (dont une femme nue) et l’arrière-plan végétal/extérieur fait partie des éléments visuels qui dominent la perception du « plein air ».
https://www.musee-orsay.fr/en/artworks/le-dejeuner-sur-lherbe-904
Sur les œuvres de Monet intitulées « Le Déjeuner sur l’herbe », la logique de composition et de découpe en fragments est documentée : le musée explique qu’il s’agit des seuls vestiges du grand tableau (donc une « pelouse »/verdure reconstruite par morceaux).
https://www.musee-orsay.fr/fr/oeuvres/le-dejeuner-sur-lherbe-25651
La notice Joconde pour « Le déjeuner sur l’herbe » (M5060000061) fournit un parcours de provenance et une affectation aux musées nationaux : elle mentionne notamment la mention d’une « dation » en 1987 et l’attribution au musée d’Orsay en 1987.
https://pop.culture.gouv.fr/notice/joconde/M5060000061
Les méthodes pratiques pour vérifier l’identification en France incluent : utiliser un identifiant Joconde (ex. M5060000061), lire la notice de provenance et la désignation de l’œuvre (titre, artiste, datation), puis confronter à la notice du musée qui détient l’œuvre.
https://pop.culture.gouv.fr/notice/joconde/M5060000061
Pour « Le Déjeuner sur l’herbe » de Manet, le musée d’Orsay donne un point de repère historique et documentaire : rejet du Salon 1863, puis exposition sous le titre « Le Bain » au Salon des Refusés.
https://www.musee-orsay.fr/en/artworks/le-dejeuner-sur-lherbe-904
Pour les liens entre « herbe » et traitement impressionniste du plein air, une lecture courante est l’attention portée aux effets lumineux (lumière zénithale, éclats, zones d’ombre) : dans ce cadre, des sources décrivent explicitement des « effets de lumière tamisée »/« dappled light » pour des œuvres de déjeuner en plein air associées au thème de Renoir.
https://eclecticlight.co/2021/05/09/eating-al-fresco-paintings-of-outdoor-meals-2/
Un film de Jean Renoir (« Le Déjeuner sur l’herbe », 1959) tire son titre du tableau « Le Déjeuner sur l’herbe » de Manet, ce qui renforce encore la domination manetienne dans les recherches lorsqu’on voit « Renoir » dans le champ de requête.
https://en.wikipedia.org/wiki/Picnic_on_the_Grass

Lieux et musées à Limoges pour voir l’herbe dans l’art, liens avec Manet et idées de visite faciles et vérifiées.

Déjeuner sur l’herbe expliqué: Manet, Monet et Seurat, repères pour lire l’iconographie de l’herbe et visiter en France

Guide du Déjeuner sur l’herbe de Manet 1863: versions, sens, réception et où voir l’œuvre aujourd’hui à Paris.

