Herbe En Peinture

Déjeuner sur l’herbe Picasso : quelle œuvre est-ce ? Guide visuel

picasso dejeuner sur l herbe

Quand on cherche « déjeuner sur l'herbe Picasso », on tombe sur une série d'une quarantaine d'œuvres que Picasso a consacrées, entre 1959 et 1962, à sa propre relecture du célèbre tableau de Manet. Ce n'est pas une toile unique, mais un dialogue prolongé avec un tableau-pivot de l'art moderne : le « Déjeuner sur l'herbe » de Manet (1863). Picasso en a tiré des peintures à l'huile, des dessins, des variantes numérotées, toutes répertoriées sous le titre générique « Le Déjeuner sur l'herbe d'après Manet ».

Identifier l'œuvre : de quoi parle-t-on exactement ?

Deux reproductions d’œuvres au mur, styles Manet et cubiste, illustrant une confusion entre deux tableaux.

La confusion est fréquente parce que le titre « déjeuner sur l'herbe » appartient d'abord à Manet, pas à Picasso. Quand on cherche « déjeuner sur l'herbe Picasso », on désigne en réalité une série de réinterprétations que Picasso a entreprises à partir d'août 1959, depuis ses ateliers successifs de Vauvenargues, Cannes et Mougins, jusqu'en décembre 1961. Si vous cherchez plutôt une autre lecture du motif en plein air, explorez aussi le déjeuner sur l'herbe Cézanne comme comparaison de la façon dont des peintres abordent la scène et le regard. Le Musée Picasso de Paris les documente sous les numéros d'inventaire MP215 et MP217, entre autres entrées de son catalogue. Ce sont des huiles sur toile, chacune portant le titre « Le Déjeuner sur l'herbe d'après Manet ». Il n'y a pas UNE version canonique : il y en a une quarantaine, ce qui est en soi un geste conceptuel de Picasso. Chercher « laquelle » est donc déjà entrer dans l'œuvre.

Pour lever définitivement l'ambiguïté : si vous avez vu une image cubisante, aux couleurs vives, avec des personnages décomposés dans un cadre de plein air verdoyant, c'est presque certainement une des versions Picasso. Si l'image montre une femme nue parmi des hommes en veston sombre dans une forêt réaliste, c'est le Manet original, conservé au Musée d'Orsay à Paris. La frontière visuelle entre les deux est immédiate.

Pourquoi l'herbe ? Ce motif dans l'art français

Le plein air, la prairie, le repas sur l'herbe : ce motif traverse l'histoire de la peinture française depuis le XVIIe siècle, mais c'est Manet qui lui donne en 1863 une charge explosive en plaçant une femme nue, sans prétexte mythologique, sans allégorie qui l'excuse, au milieu d'hommes habillés en tenue contemporaine. Ce geste moderniste s'inscrit aussi dans la filiation qu'il a ensuite fallu comprendre chez Manet, avec le « Déjeuner sur l'herbe » de 1863 une femme nue. L'herbe n'est plus un décor pastoral : elle devient le théâtre d'un geste de modernité. C'est précisément pourquoi le tableau est refusé au Salon officiel et présenté au Salon des Refusés. Ce scandale fondateur explique pourquoi l'image continue de hanter les peintres modernes, et Picasso en tête.

Dans la continuité de ce site, l'herbe dans la peinture française n'est jamais anodine : elle est le terrain de jeu des impressionnistes (Monet, Renoir, Cézanne ont tous abordé le thème du repas ou du repos en plein air), et elle reste, pour Picasso, le lieu symbolique par excellence où se noue la question du regard et du nu. Dans cette filiation, les impressionnistes ont eux aussi exploré la lumière, les couleurs et le mouvement du plein air, ce qui aide à comprendre pourquoi le motif de l'herbe revient sans cesse. La réinterprétation cubiste de l'herbe, c'est aussi une façon de revisiter toute cette généalogie visible.

Ce que l'on voit : composition et éléments visuels clés

Vue rapprochée d’un groupe de personnages dans l’herbe, style scène de plein air, composition claire

Dans les versions peintes à Vauvenargues (dont MP217), Picasso reprend la structure d'ensemble de Manet : des personnages groupés dans un espace de plein air, une figure féminine et des figures masculines, une nature morte au premier plan. Mais tout est déstructuré. Les corps sont fragmentés selon la grammaire cubiste, les visages décomposés sous plusieurs angles simultanés, les contours épaissis. L'espace de l'herbe, chez Picasso, est traité avec un « vert pétulant » parsemé de touches bleues, l'écriture est décrite comme « très serrée », presque vibrante : on est loin de la forêt atmosphérique de Manet.

Ce qui frappe, c'est que Picasso conserve la disposition topographique du modèle (les personnages dans un cadre naturel, l'herbe comme scène) mais en fait éclater la lisibilité réaliste. Il n'y a pas de profondeur douce, pas de lumière tamisée : les plans se superposent, les figures se chevauchent. La nature morte au premier plan, présente chez Manet, est reprise mais transformée en masses de couleur. C'est un tableau qui se lit comme une partition, pas comme une fenêtre sur un paysage.

Lire l'image : ce que Picasso fait avec l'herbe

La clé de lecture que le Musée Picasso Paris propose est celle-ci : Picasso ne cherche pas à reproduire, ni même à « hommager » Manet. Il veut, selon ses propres mots rapportés par le musée, « DIRE le nu » et donner « à celui qui regarde le moyen de faire le nu lui-même avec ses yeux ». Si vous cherchez un titre en forme de devinette, notez que le peintre du « déjeuner sur l'herbe » en 5 lettres est lié à cette série de réinterprétations de Picasso « DIRE le nu ». C'est une invitation à reconstruire le corps par le regard, pas à le recevoir passivement. Le motif de l'herbe devient alors le dispositif de cette expérience : c'est le cadre qui permet d'isoler le nu du monde, de le mettre en scène hors de tout prétexte narratif, comme Manet l'avait fait, mais en allant encore plus loin dans la mise à nu du processus pictural lui-même.

En travaillant en séquences depuis ses différents ateliers du Sud de la France, Picasso fait aussi de cette série un journal de travail. Chaque version est une réponse aux précédentes, une variation sur un thème, presque musicale. L'herbe de Vauvenargues n'est pas l'herbe de Mougins : la palette change selon le lieu, le moment, l'état du dialogue intérieur. Regarder plusieurs versions côte à côte, c'est assister à un artiste qui pense à voix haute.

Picasso face à Manet : ce qui change, ce qui reste

Pour comprendre Picasso ici, il faut avoir le Manet en tête. Le tableau de 1863 conservé au Musée d'Orsay est lui-même une réinterprétation d'anciens maîtres : Manet s'est appuyé sur une gravure d'après Raphaël, le « Jugement de Pâris », pour son agencement de figures. Il revendiquait une filiation avec les maîtres anciens tout en opérant un geste de rupture radical (la femme nue contemporaine, pas mythologique). Picasso s'inscrit donc dans une chaîne de reprises dont il est parfaitement conscient.

CritèreManet (1863)Picasso (1959-1962)
StyleRéalisme moderniste, aplats, lumière froideCubisme, fragmentation, superposition de plans
Traitement de l'herbeForêt atmosphérique, ombres douces, profondeurVert pétulant, touches serrées, espace aplati
FiguresFemme nue réaliste, hommes habillés contemporainsCorps décomposés, visages multi-angles
Nature mortePanier et fruits au premier planReprises en masses de couleur, rôle formel renforcé
Support / TechniqueHuile sur toile (seule version)Huile sur toile, une quarantaine de variantes
Intention déclaréeModernité et provocation socialeRéinvention du regard sur le nu
Lieu de conservation (France)Musée d'Orsay, ParisMusée Picasso Paris (MP215, MP217, etc.)

Ce que Picasso conserve : la structure du groupe, la présence du nu féminin dans un espace de plein air, la nature morte au premier plan, et surtout le potentiel de provocation et de questionnement du regard. Ce qu'il transforme radicalement : la lisibilité narrative, la profondeur spatiale, la technique. Ce qu'il ajoute : la logique de série, la variation, l'idée que l'œuvre n'est jamais « terminée » mais toujours en train de se faire. On trouve une même logique de dialogue avec des œuvres fondatrices chez d'autres artistes qui ont abordé le thème du déjeuner sur l'herbe, de Renoir à Cézanne, qui proposent chacun leur propre version du motif. Chez Courbet aussi, le plein air et la scène de repas participent à une manière bien à lui de regarder le réel, qui résonne avec cette tradition picturale du « déjeuner sur l'herbe » déjeuner sur l'herbe courbet. On retrouve cette dynamique dans le mouvement artistique lié au thème du déjeuner sur l’herbe, où Picasso dialogue avec d’autres visions du plein air le déjeuner sur l herbe mouvement artistique.

Où voir ces œuvres en France

Pour les versions Picasso, le passage obligé est le Musée Picasso Paris (Hôtel Salé, 5 rue de Thorigny, dans le Marais, Paris 3e). Le musée conserve plusieurs huiles de la série « Le Déjeuner sur l'herbe d'après Manet », documentées dans son catalogue (entrées MP215 et MP217 notamment). Il faut vérifier avant de se déplacer si les œuvres souhaitées sont bien exposées dans les salles au moment de votre visite, car les rotations d'accrochage sont fréquentes. Le site du musée propose des fiches-œuvres accessibles en ligne, ce qui permet de préparer sa visite efficacement.

Pour comparer directement avec le tableau de Manet, le Musée d'Orsay (1 rue de la Légion d'Honneur, Paris 7e) est à quelques minutes de métro. « Le Déjeuner sur l'herbe » de 1863 y est exposé de façon permanente dans les collections impressionnistes. Voir les deux musées le même jour (ou sur deux jours consécutifs) est le meilleur moyen de comprendre concrètement la relation entre les deux œuvres.

  • Musée Picasso Paris: Hôtel Salé, 5 rue de Thorigny, Paris 3e — vérifier les horaires et la disponibilité des œuvres MP215/MP217 sur le site officiel avant de visiter
  • Musée d'Orsay: 1 rue de la Légion d'Honneur, Paris 7e — « Le Déjeuner sur l'herbe » de Manet en collection permanente
  • Plateforme POP/Joconde (Ministère de la Culture): base de données nationale des collections publiques, utile pour localiser des œuvres Picasso en France et vérifier les informations institutionnelles

En dehors de Paris, le Museu Picasso de Barcelone (Espagne) documente aussi la série avec des notices en ligne détaillées, si vous souhaitez approfondir hors des frontières françaises.

Pour aller plus loin : sources fiables et comment s'orienter

Beaucoup de recherches sur « déjeuner sur l'herbe Picasso » aboutissent d'abord sur Wikipédia, ce qui est un bon point de départ pour saisir rapidement le sujet. Pour élargir la comparaison avec d'autres versions célèbres du motif, pensez aussi à la lecture du déjeuner sur l'herbe chez Renoir et à la manière dont il traite le plein air déjeuner sur l'herbe Renoir. Mais Wikipédia est une porte d'entrée, pas une référence finale : les dates, titres exacts, numéros d'inventaire et localisations doivent toujours être recoupés avec des sources institutionnelles. En pratique, voici comment procéder.

  1. Repérer le titre exact et les dates sur Wikipédia (« Le Déjeuner sur l'herbe d'après Manet », 1959-1962), puis aller vérifier sur le site du Musée Picasso Paris (collection en ligne, fiches-œuvres CEP).
  2. Consulter la notice du Musée d'Orsay sur « Le Déjeuner sur l'herbe » de Manet pour comprendre le contexte du modèle original (1863, Salon des Refusés, composition, enjeux du nu).
  3. Utiliser la plateforme POP/Joconde du Ministère de la Culture pour localiser les œuvres dans les collections publiques françaises et vérifier les données techniques (support, dimensions, localisation actuelle).
  4. Pour les notices d'histoire de l'art contextualisées, la rubrique « Histoiredesarts » du Ministère de la Culture propose des analyses accessibles et fiables, sans être trop techniques.
  5. Pour une lecture comparative avec d'autres artistes qui ont abordé le même thème (Renoir, Cézanne, Courbet), les collections des musées nationaux en ligne offrent des accès directs aux œuvres et leurs notices.

Une dernière piste concrète : si vous êtes étudiant ou que vous préparez un exposé, la série de Picasso est un sujet idéal pour travailler la notion d'« œuvre en dialogue » ou d'appropriation en art moderne. Les fiches du Musée Picasso Paris, combinées à la notice du Musée d'Orsay sur Manet, donnent les deux pôles du sujet. Et si vous voulez élargir à toute la généalogie du motif, du Déjeuner de Manet aux réinterprétations impressionnistes et modernes, il existe de nombreux fils à tirer : Renoir, Cézanne, et même Courbet ont tous eu leur propre rapport à la scène de plein air, chacun redéfinissant à sa façon ce que signifie peindre l'herbe sous les pieds des personnages.

FAQ

Comment reconnaître rapidement une version de Picasso plutôt qu’une image trompeuse sur Internet ?

Fiez-vous d’abord à la présence d’une déconstruction cubiste nette (visages et corps fragmentés, contours épaissis) et à la palette très vive avec des verts “pétulants” et des bleus qui traversent l’espace. Ensuite, recoupez le titre complet dans la notice source, idéalement avec le nom “d’après Manet”, car des images circulent sous des intitulés approximatifs.

Existe-t-il une “meilleure” version de Picasso, celle qu’il faut absolument voir ?

Plutôt que “la” version, retenez la logique de série. Pour un premier repérage, choisissez une œuvre où la structure Manet est encore lisible (groupe + nu + nature morte au premier plan), cela facilite la comparaison, puis passez à des versions où l’espace devient plus éclaté. Le fait de comparer plusieurs numéros d’inventaire aide plus qu’une recherche du “chef-d’œuvre unique”.

Je tombe sur des titres proches, “d’après Manet”, “Le Déjeuner sur l’herbe” ou des variantes, comment éviter de me tromper ?

Traitez “Le Déjeuner sur l’herbe” comme un titre qui appartient d’abord à Manet, et “d’après Manet” comme le marqueur de la série de Picasso. Si le titre ne mentionne pas explicitement l’origine, vérifiez l’auteur, la technique (huile sur toile, dessin) et la période de production indiquée par une institution.

Les dessins et les huiles portent-ils exactement la même intention que les peintures ?

Ils ne sont pas interchangeables. Les huiles privilégient la construction de masses colorées et la déstructuration de l’espace, tandis que les dessins servent souvent à tester des angles de vue, des cadrages et des passages de l’analyse cubiste. Pour comparer correctement, regardez si la fiche précise la technique et la nature de la variante (étude, composition, version autonome).

Pourquoi certaines versions semblent plus “forestières” et d’autres plus “plates” ?

Cela vient de la mise en place de l’espace et de la palette, pas seulement du motif. Chez Picasso, le lieu et le moment influencent la saturation des verts, la manière dont les plans se chevauchent, et l’intensité du contraste. Pour interpréter, comparez deux œuvres successives plutôt qu’une image isolée, car l’effet peut changer d’une version à l’autre.

Est-ce qu’on doit connaître Manet avant de comprendre Picasso ?

Ce n’est pas obligatoire, mais c’est très utile. Le contraste visuel (femme nue, groupe d’hommes habillés, traitement de l’herbe) se comprend mieux si vous avez en tête la composition de 1863. La stratégie la plus simple consiste à voir Manet (Musée d’Orsay) puis deux versions Picasso le même jour ou en deux jours consécutifs, ce qui ancre immédiatement le “dialogue” de série.

Comment préparer une visite au Musée Picasso Paris sans me déplacer pour rien ?

Vérifiez avant de partir que les œuvres souhaitées (par exemple avec les numéros d’inventaire mentionnés dans les fiches) sont effectivement accrochées. Les rotations sont fréquentes, donc notez aussi des “œuvres alternatives” sur la même période, en utilisant les fiches-œuvres en ligne pour ajuster votre parcours si une pièce n’est pas exposée.

Quel est le meilleur moyen de comparer “Picasso d’après Manet” avec une autre lecture du déjeuner en plein air ?

Choisissez une comparaison par intention plutôt que par ressemblance générale. Par exemple, pour comprendre la différence de traitement du regard et de l’espace, comparez à un Renoir ou un Cézanne en vous concentrant sur la manière dont l’herbe et la lumière structurent la scène. Si votre comparaison ne porte que sur le sujet “en plein air”, vous risquez de manquer le changement de méthode artistique.

Je suis étudiant, comment transformer ce sujet en problématique d’exposé ?

Formulez une problématique autour de la “série” et de l’appropriation: comment Picasso fabrique une œuvre en dialogue en conservant la structure du modèle tout en changeant la lisibilité narrative, la profondeur et la technique. Une autre piste pertinente est le passage du regard spectateur au regard “acteur”, puisque la logique annoncée par les explications muséales insiste sur l’idée que le spectateur reconstruit le nu avec ses yeux.

Pourquoi dit-on que le scandale et le refus au Salon concernent aussi la postérité de l’image ?

Parce que l’histoire de la réception fait partie du langage visuel. Même si Picasso est postérieur, il réactive la charge de provocation en reprenant un motif devenu symbole de tension entre le nu et la scène moderne. Pour exploiter ce point dans un travail, reliez l’analyse formelle (déconstruction cubiste, espace éclaté) au contexte de “rupture” inauguré par Manet.

Citations

  1. En France, l’identification la plus courante de la requête « déjeuner sur l’herbe picasso » renvoie à la série de réinterprétations de Picasso à partir du tableau de Manet « Le déjeuner sur l’herbe » (1863), le plus souvent formulée dans les notices comme « Le Déjeuner sur l’herbe d’après Manet » (Picasso).

    https://histoiredesarts.culture.gouv.fr/Toutes-les-ressources/Musee-Picasso/Le-dejeuner-sur-l-herbe-dapres-Manet

  2. Le Musée Picasso de Paris documente explicitement le point de départ : Picasso « entame en août 1959 une réinterprétation du Déjeuner sur l’herbe d’Edouard Manet » qu’il développe par séquences jusqu’en décembre 1961, dans ses ateliers (Vauvenargues, Cannes, Mougins).

    https://cep.museepicassoparis.fr/explorer/le-dejeuner-sur-lherbe-dapres-manet-mp217

  3. Le Musée Picasso de Paris fournit des dates d’exécution pour une des versions : « Le Déjeuner sur l’herbe d’après Manet » datée du « 3 mars 1960 – 20 août 1960 » (Vauvenargues) dans une fiche-œuvre dédiée.

    https://www.museepicassoparis.fr/sites/default/files/2020-01/Fiche_oeuvre_Dejeuner_herbe_Manet_web.pdf

  4. Il existe plusieurs œuvres/variantes de Picasso autour du thème « déjeuner sur l’herbe » : le Musée Picasso de Paris traite une réinterprétation en « séquences » (plusieurs “versions” au sein d’un ensemble), plutôt qu’une seule toile unique.

    https://cep.museepicassoparis.fr/explorer/le-dejeuner-sur-lherbe-dapres-manet-mp217

  5. Une institution internationale résume la production : Picasso a réalisé « around forty works inspired by Le déjeuner sur l’herbe by Édouard Manet » datés « between 1959 and 1962 » (donc plusieurs peintures/œuvres sur le thème).

    https://museupicassobcn.cat/en/whats-on/discover-online/variations-le-dejeuner-sur-lherbe-picasso-depth-look-work-manet

  6. Exemple de variante/numérotation institutionnelle en France : le CEP du Musée Picasso Paris distingue au moins des entrées « MP215 » et « MP217 » pour « Le Déjeuner sur l’herbe d’après Manet » (donc plusieurs tableaux numérotés).

    https://www.museepicassoparis.fr/sites/default/files/2020-01/Fiche_oeuvre_Dejeuner_herbe_Manet_web.pdf

  7. Le Musée Picasso Paris explique un repère de composition et de “lecture” visuelle dans les versions : la « nature morte au premier plan » et une « position des protagonistes » (en lien direct avec Manet) sont des éléments mentionnés pour distinguer la relation à Manet et l’écriture propre à Picasso (palette spécifique selon le lieu/atelier).

    https://cep.museepicassoparis.fr/explorer/le-dejeuner-sur-lherbe-dapres-manet-mp217

  8. Le Musée Picasso Paris décrit une palette propre à Vauvenargues : « vert pétulant » et « touches bleues », et souligne une écriture « très serrée » (repère visuel pour repérer certaines versions).

    https://cep.museepicassoparis.fr/explorer/le-dejeuner-sur-lherbe-dapres-manet-mp217

  9. Sur le support, l’exemple du Musée Picasso Paris pour « Le Déjeuner sur l’herbe d’après Manet » est présenté comme « Huile sur toile » (fiche-œuvre).

    https://www.museepicassoparis.fr/sites/default/files/2020-01/Fiche_oeuvre_Dejeuner_herbe_Manet_web.pdf

  10. Le Musée Picasso de Paris relie l’herbe (prairie/paysage de plein air) à un enjeu de “réactualisation” : Picasso cherche à reprendre le motif de Manet tout en redéfinissant le rapport au nu et à la fabrication du regard (enjeu qui explique pourquoi le motif herbe/plein air passe de Manet à Picasso).

    https://cep.museepicassoparis.fr/explorer/le-dejeuner-sur-lherbe-dapres-manet-mp215

  11. Le Musée d’Orsay rappelle le sens culturel du “défi” de Manet : Manet place une femme nue « au milieu d’hommes habillés » sans prétexte mythologique, ce qui explique pourquoi le motif devient un emblème de modernité (et un point de passage vers des réinterprétations ultérieures comme celles de Picasso).

    https://www.musee-orsay.fr/fr/oeuvres/le-dejeuner-sur-lherbe-904

  12. Pour comprendre le dialogue Manet ↔ Picasso, le Musée d’Orsay met en avant la logique d’héritage et de transformation : Manet revendique une filiation (maîtres anciens) tout en opérant un geste de modernité (notamment la scène contemporaine et la nudité “dans un cadre de plein air”).

    https://www.musee-orsay.fr/fr/oeuvres/le-dejeuner-sur-lherbe-904

  13. Le Musée Picasso Paris formule un objectif (dans ses explications contextuelles) : Picasso veut « DIRE le nu » et donner « à celui qui regarde le moyen de faire le nu lui-même avec ses yeux » (ce qui éclaire les transformations et l’intention probable : déplacer la question du nu vers l’acte de perception).

    https://cep.museepicassoparis.fr/explorer/le-dejeuner-sur-lherbe-dapres-manet-mp215

  14. Pour comparer précisément à Manet, une base fiable en France est la notice institutionnelle du Musée d’Orsay sur « Le déjeuner sur l’herbe » : elle détaille notamment l’agencement (femme nue au milieu d’hommes vêtus), l’absence de prétexte mythologique et l’inscription dans l’héritage des maîtres anciens.

    https://www.musee-orsay.fr/fr/oeuvres/le-dejeuner-sur-lherbe-904

  15. La notice du Musée d’Orsay rappelle aussi le contexte d’exposition initial de Manet : l’œuvre est « rejetée » au Salon officiel et présentée au « Salon des Refusés » en 1863, ce qui contextualise la modernité du motif (utile pour expliquer pourquoi Picasso revient à ce modèle “pivot”).

    https://www.musee-orsay.fr/fr/agenda/expositions/presentation/picasso-manet-le-dejeuner-sur-lherbe

  16. En France, une porte d’entrée majeure pour voir Picasso « déjeuner sur l’herbe » est le Musée Picasso Paris (Paris) via ses œuvres/entrées CEP « Le Déjeuner sur l’herbe d’après Manet » (ex. MP215/MP217).

    https://cep.museepicassoparis.fr/explorer/le-dejeuner-sur-lherbe-dapres-manet-mp217

  17. Toujours en France, pour comparer immédiatement à Manet, le Musée d’Orsay (Paris) conserve « Le déjeuner sur l’herbe » (1863) et propose une notice d’œuvre détaillée (composition et enjeux).

    https://www.musee-orsay.fr/fr/oeuvres/le-dejeuner-sur-lherbe-904

  18. La plateforme POP (Ministère de la Culture) renvoie à une notice Joconde pour « Le déjeuner sur l’herbe » (Picasso), ce qui est utile pour vérifier une localisation en France et recouper les données institutionnelles.

    https://pop.culture.gouv.fr/notice/joconde/000PE003969

  19. Pour vérifier l’identification, les sources institutionnelles les plus robustes citées ici sont : notices de musée (ex. Musée d’Orsay), fiches/entrées de catalogue raisonné ou base œuvre (ex. CEP du Musée Picasso Paris), et la plateforme POP/Joconde du Ministère de la Culture.

    https://www.musee-orsay.fr/fr/oeuvres/le-dejeuner-sur-lherbe-904

  20. Pour confirmer Wikipédia sans s’y reposer : utiliser Wikipédia seulement comme point d’accès, puis recouper les éléments “titre exact / date / médium / localisation” via des notices muséales et bases institutionnelles (ex. CEP Musée Picasso Paris ; POP/Joconde ; notices Musée d’Orsay).

    https://www.museepicassoparis.fr/sites/default/files/2020-01/Fiche_oeuvre_Dejeuner_herbe_Manet_web.pdf

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